AUTRES EXTRAITS de "BRUMES"

AUTRES EXTRAITS de "BRUMES"
FANTOME

Tu reviens dans mes rêves
Fatigants, éblouissante
Comme la neige au Levant
Souple comme une veilleuse
...
Voici que tu entres et tu souris.


DANSE


Dans la nuit avancée
J’entre en la chambre.
Sur la forme creusée
Dans la vague du drap
Une danse orientale.
...
Assouplir les heures.

IMPERMANENCE


Je vous l’ai dit que Paris si petit
roulera dans l’air vicié du temps
des chantiers ; Paris horizontal
Autrefois déroulé par la Seine
Imperméable, rauque rouillé disparaît
Sous le sombre éteignoir de la nuit avancée.
J’y ai mal ... alors,
Je m’en vais cueillir des fleurs
En bouton, des fleurs encore vertes
Pour ne jamais les voir s’ouvrir
Pour ne jamais les voir mourir.

RIRE


Dans le trou des volets ouverts
Un rire dans l’odeur du café
A un air de printemps à l’envers
S’échappe du carreau fêlé.

NAVIRE

J’écoute mon corps, sa marche lente
La tête, trempée dans la rêverie,
S’approche, s’éloignent les limites.
Je tiens l’écoute du navire sombre
La corde en délivre la gorge.

Ah ! Gagner le soleil,
....
Dans la nacelle, j’erre, condamné
Entre les griffes closes du totem
Les ténèbres à la main, noires !
Noires de la cave à mon grenier.

LE BUVEUR

Des tables, aux arbres découpés flottent
Dans l’atmosphère lourde, loin des parasites
Leurs moulures merveilleuses sourdent grotesques.

...

Ecrasés sur la surface veinée, les grands oiseaux
De poussière laissent à la dérive leurs verres.
Voilà qui demande, pour les finir, à s’infléchir
Tel un vieillard à la ramure trop lourde.

...Les yeux fermés à mi-hauteur des rêves éveillés,
Couché sur un nuage , apaisé de rouges caresses
Alors, dans les volatiles rayons solaires, je sombrerai.


ETOILES

A mi hauteur des yeux, le bonheur
Invente au seuil de l’horizon
Mille pièces éclairées sur la rive
Dernier lieu sacré, immatériel.
Sur les tremblants monts dans la chaleur,
Une petite flamme, l’espace d’un premier pas
Reprend sa danse, commençant la soirée.

...Au hasard passant, chevauchant vers le Graal.
Sur la toile , lueurs d’espérance
Trois gouttes de sang vont répandre la vie.

# Posté le mardi 19 juillet 2005 06:00

Modifié le lundi 15 mai 2006 11:18

L’ INSTANT

L’ INSTANT
Pouvez-vous vous arrêtez, vous asseoir et prendre conscience de la respiration de temps en temps, un peu chaque jour ?
Pouvez-vous vous demander quelques fois : « Suis-je éveillé ? Où est mon esprit en ce moment présent ?
Pouvez-vous vider votre esprit, arrêter les vagues, reconnaître l’éclosion de l’instant, l’éclosion des sensations ici et maintenant ?
Pouvez-vous vous offrir du temps pour attendre que la vase retombe et que l’eau devienne claire (Lao Tseu), faire une pause comme un cadeau que vous vous offrez ?
Pouvez-vous vous soulager du fardeau des jugements juché sur votre tête pour boire un instant à la source ?
Pouvez-vous croire en vos intuitions, avoir confiance dans le noyau sain incorruptible au fond de vous ? Là où il n’y a ni donneur ni bénéficiaire, juste l’univers qui se réajuste ?
Pouvez-vous ralentir, dire : « non ! pas tout de suite » le temps d’ouvrir votre cœur, examiner les situations en fonction de vos projet de vie, sans céder aux impulsions ?
Etes-vous prêts à reconnaître le fait que vous êtes unique, que votre route est unique et que peut-être vous en avez perdu le chemin ?
Pouvez-vous entrer chaque jour un peu en contact avec ce qu’il y a de plus réel et de vrai en vous ?

Alors vous pouvez aussi laisser venir l’instant, vous souvenir que tout est là, que ce moment là est le meilleur !
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# Posté le mardi 19 juillet 2005 05:36

Modifié le lundi 15 mai 2006 11:16

PRESENTATION DE JOEL KERDRAON

PRESENTATION DE JOEL KERDRAON
Mon stylo et moi on court pour le plaisir!! ... des récits et
quelques pièces de théâtre couchés sur le papier!

Ces quelques lignes protégées constituent un léger, très léger, aperçu de ce que ma plume a griffonné sans me demander la permission
ces dernières années :

Les recueils d'écrits poétiques:
"Brumes et sables", "D'amours et d'eaux fraîches", "Instantanés"

Un recueil poètique et d'anticipation:
" Les Cités de Verre"

Un recueil poètique illustré " Séjour au Liban"

Une tite nouvelle: "Le diamant"

Des pièces de théâtre pour enfants

"Alice et Nicolas au Pays des 7 contes"
"Le voleur d'eau "
" A la recherche de la planète perdue "
" Le magicien et les couleurs du Monde "

d'un roman pour enfants: « Le Vieux Léon »
à éditer au moment de Noël :-))))

D'autres écrits sur : http://www.expression9.com/accueil.php

l'intégralité des "Cités de verre" sur: http://www.sanesociety.org/

Un site de poésieuuu:

http://http//www.webzine-entre-nous.com/

Pour vous aider à la rédaction:

http://www.lepatron.ca/

Mes autres blogs:

de méditation:[/i] http://meditext.hautetfort.com/

de sophrologie:[/i] http://www.20six.fr/sofrorelax36
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# Posté le mercredi 08 juin 2005 07:24

Modifié le dimanche 22 avril 2007 03:04

Tendres moments

Tendres moments


Une lumière douce traversait les rideaux
Jouant une scène intime sur les corps allongés
Je restais silencieux marchant dans un palais
Le coeur affamé de vos douces présences.
J’allai sur la terrasse donnant sur le jardin
Quand le raisin est vert sous la treille à Chabtine,
Quand venait ce chaud désir d’une sieste,
Qui me tendait les jambes comme un arbre alangui.
Chaque souffle tiède glissant dans la ramure
Comme miracle de l’air était alors béni.
Le silence était bon dès le petit matin
Ou bien quand le soleil abandonne les terres
J’aimais m’aventurer le soir dans les collines.
Même si je suis encore au plus loin de la terre,

J’ai le souvenir tout chaud de ces jours passés
D’un petit chat sauvé, tombé au fond d’un trou.
Rappelez-moi la promesse un jour de revenir
Suivant les hirondelles cherchant le paradis ;
Saluez pour moi les chênes, figuiers et oliviers,
Ceux qui m’ont apporté leur ombre d’un été.
C’est toujours au verger que je vous imagine
De ce doux été, l’image, reste de vous penchée,
Sur un tapis de menthe ou bien d’oignons séchés.
Et c’était bonheur de surprendre dans le sombre
De vos yeux, noblesse et tant de générosité,
D’y percer la malice et tant de transparence,
De vous voir pliée vers cette terre heureuse
Ou parler du passé, un sourire jeune aux lèvres.
Alors en ces jours vous êtes juste et belle.
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# Posté le mardi 07 juin 2005 07:20

Modifié le vendredi 17 juin 2005 11:22

Extraits de " Ecrits sur la Brume"

Extraits de " Ecrits sur la Brume"
NUIT

Bénie la nuit qui prépare le jour
Qui dans le capitole associe
Toute chose, tout être à l’ombre

Le soir à la sombre douceur
Quand ces mots n’ont plus lèvres
Bénie la nuit qui m’élève dans l’espace.


AMANTS

…Plus rien ne compte, que nos lèvres
Quels enfants ainsi devenons
Faisant frémir dessous la peau
Le torrent frais au fond des os ?


REMINISCENCE


Que sais-tu du désespérant effort
D’atteindre les pieds de l’homme cloué ?
Comme si mener ton enfant par la main,
Celui-là tapi au détour du chemin,
N’était qu’une déchirure dans les plis
De ta peau.

BLEU ORPHELIN

Un verre de thé au fond des yeux
Ils lisent dans le sable…
Ils font se retourner la mer
Dans ce carré profond de ciel
Du bleu intense des orphelins



ECHAPPEE

Quand je vois mourir la mer
Amer, sur mes pieds d’enfant
Je m’élève à cet instant
L’esprit serein les yeux mi-clos
Dans la chair, sous la peau
Le sentiment se met en grève.
Un chant libre sur les lèvres…

ENTRER


En ces jours où saigne mon corps
Quand le silence enfonce sa lame
Bien plus loin que la déraison.
Rêver de trouver encore un abri
A l’heure de la douceur des ombres !




UN TOIT SUR UN GRENIER


Ëtre égaré entre le ciel, l’or
Avoir vécu l’exil sans âme, corps
Oublié jusqu’aux noms de mes rues
Je bois le ciel en coupe, de mes mains.


LUEURS


Le ciel a des lueurs quand les moineaux s’envolent
De l’amour qui ruisselle, de l’insolente ardeur
Du rossignol chantant au cœur flamboyant
Sa prière à l’aurore dans les rayons obliques,
Le jour entre la roche et l’eau vive….



LA LUNE


L’icône blanche a disparu
On l’a volée, qui l’eut cru ?
Au lever du jour, c’est certain
Finissent les jours en exil
Eloignés des miroirs
Laiteux et transparents de
La nuit.

Gommées du paysage
Plus de neige blanche solitaire
Ni rendez-vous exquis dans
La nuit.

LORSQUE LA LUNE S’EST LEVEE


Lorsque la lune s’est levée tout à l’heure
Sur les tuiles des toits paresseux
J’ai su que l’automne s’était glissé
Entre ces murs et mon cœur lézardés.

Assis à ma fenêtre, telle un miroir humide
Devant moi danse un voile de brume




FOID MATIN AUTOMNAL



Le vent souffle sur les volets,
Sur le corps blanc des grands bouleaux.
Les bruits de la ville s’allument
Chassent la noirceur de la nuit.


Le vent souffle sur les volets
Sur le corps blanc des grands bouleaux
Ce jour entre la pierre et l’aube
Ouvre à l’aurore ma réticence.



LE PONT

Les ponts veillent, passent sentinelles
Veillent au grain du genre humain

Mon pont a froid les pieds dans l’eau
Le cul au vent dans la tempête,
Dans sa gueule de papier mâché
Se penche des hommes le destin
Sur le rond dans l’eau d’une idée.

AUBE

A l'aube naissante, encore chauffée de terres, la brume se lève du fond du val, nuée animée fondant sur la colline.
Déjà la ferme est embuée, elle disparaît comme un fantôme... La demoiselle happe les sentes et le hameau est avalé.
Pour cadeau d’automne, emporte sous ton aile un peu de coeur qui sonne sous les feuilles pêle-mêle, cadeaux enrubannés de cerfs-volant d'oiseaux qui s'enfuient tout dorés vers des sables plus chauds. Emportées les pommes craquantes des pins ennamourés. Une chanson ronronne sur les champs emmêlés au pied de douces aurores frissonnant de rosée.C’est la saison des fleurs mouillées en Creuse

APRES LA NUIT

Après la nuit froide de l’hiver,

Le temps se roule témoin paisible
Encore un peu dans le silence.
De sa respiration balancée
Doucement s’efface le roulis
Sous le diadème semé d’étoiles
Des ourlets du manteau sage…

TRACE

Sur ce rocher mes pas éviteront les ombres,
Je ne marcherai pas sur les crânes, en me croyant divin

Ne croyez pas que la terre va oublier mes mains
Sa mémoire infaillible est gravée dans les songes.
Ah ! Que le vin circule, vidons les verres
Je trinque à mon armée de paille et de poussière.


SOUVENANCE

Dans ce froid qui tout noie
N’y a-t-il pas de souvenance
Quand la vie n’est plus qu’attente
D’un soleil qui tarde à briller ?
Espoir de dérober un ciel qui rosit
Après la nuit ensommeillée.
Donner un peu de sens à la vie,
Caresser l’idée d’encore s’évader.
Ah, délacer une dernière fois
Ta robe aux couleurs de la rue
Et remonter les mains tremblantes
Aux quatre coins du corps
Ah, enlacer l’idée de l’impossible
Intérieur de ton être.

ILLUMINATION

Quand l’horizon d’un trait de plume
Se dessine courbé à l’encre brune
Quand plus un son en quelque direction
Ne vient troubler l’épaisseur du regard
Quand l’esprit accumule de ces bourgeons
Que l’on croit se garder en éternelle mémoire
Un rai de soleil déchire la fenêtre
En pluie ardente aux quatre coins du mur
Et la bouche sourit et le corps étincelle.

***Presque tous les poèmes sur: http://www.expression9.com ***
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# Posté le vendredi 25 mars 2005 08:31

Modifié le vendredi 17 juin 2005 11:14